L'économie du pays

Le Burkina Faso est un pays en voie de développement mais reste l’un des plus pauvres du monde. Une situation qui s’explique en partie par la faiblesse des ressources naturelles, et de celles des prix de ces ressources sur le marché mondial mais également en raison de l’aridité des sols et l’absence de mise en valeur durant la période coloniale. L’agriculture représente 32% du produit intérieur brut et occupe 80% de la population active. Il s’agit principalement d’élevage mais également et surtout dans le sud et le sud ouest du pays de culture de sorgho, de mil, de maïs, d’arachides et de riz.


Le chômage entraîne un fort taux d’émigration (3 millions de burkinabé vivent en Côte d’Ivoire). La moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et l’aide internationale contribue pour une grande part à l’activité économique du pays.

Face à ce marasme qui s’est traduit par de nombreuses difficultés financières, économiques et structurelles, le Gouvernement a mis en place depuis 1995 de nouvelles réformes avec le concours de la Communauté Financière Internationale comme la libéralisation du commerce, la valorisation du secteur privé et différentes restructurations dans le public et la quasi totalité des investissements de ces 15 dernières années viennent de bailleurs de fonds extérieurs. Ce qui a permis à la conjoncture économique du pays de s’améliorer indéniablement mais il faut avouer que les bénéfices de ces bonnes performances sont très inégalement répartis et la plupart des indicateurs restent sous la moyenne régionale